Direction le sac T1 et la tente de change. Je ne me
précipite pas, les compressions (interdits durant la natation) sont durs à enfiler sur les mollets
mouillés mais ça passe bien, je récupère mon vélo en trottinant doucement.
Jump, les pieds direct dans les Trivent, c’est parti pour un
gros morceau. Le bitume est bon, c’est bien plat pour démarrer, je cale le
cardio à 135 puls, ça me met à environ 35km/h sur le plat et je décide de me
donner des moments de récupe pour tous les passages où je roule à plus de
40km/h à savoir j’arrête de pédaler et je me regroupe pour privilégier
l’aéro. Je sens parfois la piqûre de la coupure au pied mais c’est pas méchant,
je me dis que dans 6h, ce sera refermé pour la course à pied.
Le parcours est magnifique, la première montée de The Beast
est avalée tranquille sauf que… il commence à faire très très chaud, à tel
point que je suis plus prudent sur le rafraîchissement que sur
l’hydratation : je me bénis d’avoir rajouté le XLAB sur le guidon qui sera
dédié à l’eau pour s’asperger, au final, ce seront plus de 7 litres d’eau qui
auront été nécessaires pour ne pas exploser comme beaucoup que je verrai arrêtés
à la ramasse à l’ombre le long de la route. Pour l’hydratation, le cardio bip
toutes les 9 minutes, pour 3 gorgées de boisson ISO, je pense que je n’en n’ai
pas loupé.
La première boucle se termine et pour la première fois je me fait passer par un peloton d’une dizaine de coureurs bien groupés, mouais, chacun sa course hein… et on arrive à Heartbreak Hill, un mini-Solarberg, toute proportion gardée car on est en Suisse quand même J, ça passe bien, impossible de doubler, ya pas la place avec les gens massés sur le côté, pas grave, c’est court, ya rien à gagner. Plongée dans la descente, passage devant le parc, et c’est reparti pour 90 bornes mais avec, pour la première fois depuis le début de la course, une vraie appréhension tellement les conditions sont devenues extrêmes. OH MERDE ! les saltsticks, complètement oublié d’en prendre, du coup, j’en avale deux d’un coup en espérant que ça ne va pas me trouer l’estomac, j’éclate de rire sur le vélo :-)
Je vois Sabine et Silke sur le pont principal, elles me voient et ça me remplit de satisfaction d’avoir rassuré Sabine.
Le plat est agréable, un poil ombragé, le truc moins sympa est que sur ces 30 bornes, ce sont 4 ou 5 pelotons qui me passeront et voila comment on perd 50 places parce que seuls, jamais ces mecs ne seraient devant moi, bref, je ne suis pas là pour le classement général, j’oublie donc les tricheurs. Arrive la 2ème montée de The Beast et là, pour la première fois, je souffre sur le vélo, on est en plein cagnard, c’est dur, je me raccroche à la vue magnifique sur Zurich et le lac qui m’attend en haut, une des images que je garderai en mémoire. Suit une descente pour récupérer et ça repart sur 3km de montée en ligne droite, en plein soleil aussi, je passe mon gant sur les boyaux régulièrement pour pas scotcher des graviers avec le goudron chaud, et je me raccroche juste au fait que c’est la dernière difficulté avant le plat du retour, mais je suis vraiment dans le dur sur cette montée, juste à cause de la chaleur. Et enfin ça bascule, ça file, ça ventile, ça rafraîchit yipeee ! je sens que je suis passé proche de l’implosion calorifique. Je me refais une petite santé avant le km175, seulement un petit peloton de 5 qui me passe sur cette section plate, je m’en étonne, je me dis qu’il sont tous devant moi maintenant, je suis le dernier de la course :-). J’arrive au bas du 2ème Heartbreak Hill, pareil, pas un pet d’ombre, là c’est dans la tête que c’est pénible. Mais bon, qqs centaines de mètres et ça plonge vers la fin, ouf ! 5 bornes de plat, je fais un bilan du bonhomme, plus entamé que prévu mais à cause de la chaleur plus que de l’effort, je ne pouvais pas faire mieux car ralentir m’aurait laissé plus longtemps au soleil, je me dis que j’ai fait le bon choix ;-) et j’ai bien géré les gélules de sel sur le 2ème tour, sifflote sifflote :-).
La première boucle se termine et pour la première fois je me fait passer par un peloton d’une dizaine de coureurs bien groupés, mouais, chacun sa course hein… et on arrive à Heartbreak Hill, un mini-Solarberg, toute proportion gardée car on est en Suisse quand même J, ça passe bien, impossible de doubler, ya pas la place avec les gens massés sur le côté, pas grave, c’est court, ya rien à gagner. Plongée dans la descente, passage devant le parc, et c’est reparti pour 90 bornes mais avec, pour la première fois depuis le début de la course, une vraie appréhension tellement les conditions sont devenues extrêmes. OH MERDE ! les saltsticks, complètement oublié d’en prendre, du coup, j’en avale deux d’un coup en espérant que ça ne va pas me trouer l’estomac, j’éclate de rire sur le vélo :-)
Je vois Sabine et Silke sur le pont principal, elles me voient et ça me remplit de satisfaction d’avoir rassuré Sabine.
Le plat est agréable, un poil ombragé, le truc moins sympa est que sur ces 30 bornes, ce sont 4 ou 5 pelotons qui me passeront et voila comment on perd 50 places parce que seuls, jamais ces mecs ne seraient devant moi, bref, je ne suis pas là pour le classement général, j’oublie donc les tricheurs. Arrive la 2ème montée de The Beast et là, pour la première fois, je souffre sur le vélo, on est en plein cagnard, c’est dur, je me raccroche à la vue magnifique sur Zurich et le lac qui m’attend en haut, une des images que je garderai en mémoire. Suit une descente pour récupérer et ça repart sur 3km de montée en ligne droite, en plein soleil aussi, je passe mon gant sur les boyaux régulièrement pour pas scotcher des graviers avec le goudron chaud, et je me raccroche juste au fait que c’est la dernière difficulté avant le plat du retour, mais je suis vraiment dans le dur sur cette montée, juste à cause de la chaleur. Et enfin ça bascule, ça file, ça ventile, ça rafraîchit yipeee ! je sens que je suis passé proche de l’implosion calorifique. Je me refais une petite santé avant le km175, seulement un petit peloton de 5 qui me passe sur cette section plate, je m’en étonne, je me dis qu’il sont tous devant moi maintenant, je suis le dernier de la course :-). J’arrive au bas du 2ème Heartbreak Hill, pareil, pas un pet d’ombre, là c’est dans la tête que c’est pénible. Mais bon, qqs centaines de mètres et ça plonge vers la fin, ouf ! 5 bornes de plat, je fais un bilan du bonhomme, plus entamé que prévu mais à cause de la chaleur plus que de l’effort, je ne pouvais pas faire mieux car ralentir m’aurait laissé plus longtemps au soleil, je me dis que j’ai fait le bon choix ;-) et j’ai bien géré les gélules de sel sur le 2ème tour, sifflote sifflote :-).
5h53, clip, clip, les BOA des Trivent se desserrent, je sors
les pieds des chaussures, la coupure au pied est un vieux souvenir, je remercie
mon bike de ne pas m’avoir lâché, je bénis Shanky pour les Veloflex Carbon qui
ont été extra, je saute du vélo et… mon ischio gauche se resserre, outch, un
départ de crampe L,
je marche doucement pour poser le vélo et je décide de prendre mon temps à la
transition car pour moi, c’est la que la course commence…

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